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samedi 16 octobre 2010

A Serbian Film (2010)

Auréolé d'une réputation sulfureuse, A Serbian Film peut effectivement être considéré comme un des films les plus extrêmes jamais réalisés, plongée vertigineuse dans le milieu des snuff movies.

Dans une surenchère aussi abjecte que trippante, Srdjan Spasojevic remplit l'écran des perversions les plus dégueulasses possibles.

Torture, émasculation, viol d'un nouveau-né, pédophilie, nécrophilie, inceste, tout y passe, créant un climat de plus en plus halluciné. Plus malsain que gore, le métrage ne nous épargne rien, sous couvert d'un vague message sur l'état actuel de la Serbie...

A ne pas mettre devant toutes les pupilles mais un film qui laisse des traces et dont les dernières images ne sont pas prêtes d'être oubliées...
Ceci dit, il faut bien le reconnaître. Srdjan Spasojevic a gagné son pari. (Suite)

vendredi 6 septembre 1985

Guinea Pig tous les épisodes

Les Guinea Pig sont six moyens-métrages nippons underground connus des  »goreux » les plus élitistes. Ils doivent leur aura mythique aux deux premiers opus, de faux  »snuff-movies » ayant alimentées les rumeurs les plus folles. Leurs quatre successeurs s’orienteront davantage vers la comédie et le gore festif. Le titre  »Guinea Pig » n’est pas celui d’une saga, mais de propositions de cinéma plus ou moins putassières et malsaines, détournées par différents réalisateurs avides.

Cas d’école du snuff-movie, des légendes urbaines et effet Pandore viral, Guinea Pig a vu son mythe détruit avec le net, permettant l’accès aux films via le téléchargement, voir par Youtube (où le second opus est visible pour les majeurs possédant un compte). Ce parfum d’interdit était entretenu par la rareté des films au Japon et leur quasi inaccessibilité hors du pays du pays du Soleil Levant.

A noter que seul  »Mermaid in the Manhole », le quatrième, jouit d’une certaine considération parmi tous les sequels de  »Devil’s Experiment » et  »Flowers of Flesh and Blood ». Les trois autres sont des nanars hautement dispensables.
(Suite)

samedi 17 janvier 1976

Snuff (1976)

Une caméra suit les exactions criminelles et sadiques d'un gang de bikers dirigés par un gourou complètement fou. Snuff, initialement appelé Slaughter, est un film gore argentin, américain et canadien, réalisé en 1976 par Michael et Roberta Findlay. Filmé en Amérique du Sud, le film dépeint les exactions d'un culte d'adeptes de Charles Manson et se termine par le meurtre d'une femme enceinte. Son succès tient de la rumeur volontairement propagée que le meurtre filmé était bien réel. Le film popularise la légende urbaine du snuff movie, bien que le concept existât déjà auparavant.

En 1975, des rumeurs de meurtres filmés commencent à circuler à New York. La police aurait confisqué des films underground originaires d'Amérique du Sud dans lesquels le meurtre d'une femme serait filmé. L'année suivante sort Snuff, filmé en Amérique du Sud et dont l'histoire se termine par le meurtre très réaliste d'une femme enceinte.

Le film provoque une indignation des mouvements antipornographie qui y voyaient l'aboutissement logique de la pornographie. Des manifestations sont organisées par ces mouvements dans plusieurs grandes villes, participant malgré eux au succès du film.
(Suite)

dimanche 2 janvier 1972

Last House On Dead End Street (1972)

Voilà un film bien étrange. Déjà, toute l'équipe depuis les acteurs jusqu'au réalisateur en passant par le cameraman, le preneur de son, etc., a utilisé un pseudo pour ce film. De nombreuses rumeurs ont circulé de ce fait, au point qu'à une époque on a cru que ce film était un vrai snuff movie ou encore qu'il avait été fait par un gang mexicain (Watkins ayant utilisé le pseudo Janos). C'est un film qu'il a été difficile de vendre une fois terminé, il aura donc fallu attendre 5 ans avant qu'il ne sorte en salle. Et le réalisateur n'a même pas été prévenu. Il y a aussi cette voix off à la fin qui annonce un happy ending ; c'était une idée du producteur qui, selon Watkins, fout en l'air le message de son film. Sous ses airs de film Z "The last house on dead end street" s'apparente plus au film d'art. La narration est complexe, éclatée, l'on évite la dramaturgie pour privilégier un message, un point de vue. C'est surtout la mise en scène qui lance ce ton artie ; des plans et une lumière léchée, une mise en abîme plus qu'évidente, une utilisation de stock shot dégueux (vaches égorgées) et puis le rôle principal pour Watkins lui-même. Le film ne parle jamais que de la volonté d'un jeune cinéaste de se faire remarquer par la société, de trouver un moyen de la divertir maintenant qu'elle a tout vu (à l'époque le porno au cinéma était déjà trop banal).
(Suite)